Jeu de simulation de situation : comment çà marche ?

 

La simulation

 La simulation est une méthode d’apprentissage utilisée pour l’acquisition de compétences (savoir-faire) opérationnelles et de savoir-être professionnels

Elle est utilisée avec succès dans des secteurs aussi variés que l’industrie, l’aéronautique, la défense ou encore le secteur sanitaire où elle se développe de plus en plus pour la formation initiale et continue des professionnels de santé.

Selon la définition du Larousse, il s’agit d’une « représentation du comportement d’un processus physique, industriel, biologique, économique ou militaire au moyen d’un modèle matériel dont les paramètres et les variables sont les images de ceux du processus étudié ».

Selon Dominique Beau [1] elle "consiste à répéter sans risquer les conséquences d'une erreur, les paroles, gestes et savoir-faire qu'il faudra maîtriser dans des situations réelles futures. C'est une technique d'apprentissage des procédures complexes".

Pierre Pastré [2] distingue deux types de simulations. 

La première qu’il qualifie de reproductive vise à faire jouer à l’apprenant le même rôle qu’il jouerait en « apprentissage sur le tas » : regarder, faire et reproduire.

La seconde qu’il qualifie de constructiviste vise à l’apprentissage par la résolution de problèmes. La simulation est alors une mise en scène d’un ensemble de situations liées à un ensemble de problèmes où l’apprenant devra analyser et mobiliser ses ressources cognitives pour trouver des solutions.

 

Le jeu de simulation de situation

Une situation de travail se caractérise par la réalisation par un professionnel d’une ou plusieurs tâches pour lesquelles il va mobiliser :

  • des savoirs liés aux connaissances déclaratives de son environnement de travail (sa structure, son poste de travail, ses outils et équipements techniques, les règles à respecter, …)
  • des savoir-faire relatifs aux connaissances procédurales des activités qu’il réalise avec les procédures à respecter, les outils et équipements à utiliser,
  • des comportements à adopter face à ses interlocuteurs, que ce soit des clients (des usagers, des patients,…), des collègues de travail , des fournisseurs, …   

Le STUDIO SIMULGAMES permet de réaliser un jeu de simulation de situations en enchainant 2 étapes :

  1. scénariser graphiquement l'enchainement des activités des situations à simuler, les actions, comportements et choix/ décisions que l'apprenant devra réaliser à chaque étape et les décors qui représentent l'environnement de travail
  2. paramétrer les cas métier qui seront simulés

Le SIMULATEUR SIMULFLOW exécute alors la simulation pour chaque cas métier, en interprètant les constituants du scénario et les décors associés pour immerger l'apprenant dans un univers interactif d’apprentissage au plus près du monde réel.  

 

On peut de la même façon réaliser des jeux de simulation de situations de la vie courante, par exemple pour l'éducation en santé publique, l'éco-citoyenneté....

  

Des exemples 

Exemples de jeux de simulation :

  • Jeu destiné à des élèves infirmiers(ières) qui les immergent dans un service hospitalier où ils(elles) auront à pratiquer les soins appropriés et adopter les bons comportements face à des patients aux multiples pathologies et parfois résistants aux soins.
  • Jeu destiné à des techniciens en service après-vente pour l’apprentissage au diagnostic de pannes sur des équipements techniques,
  • Jeu destiné à des adolescentes pour prévenir des risques de grossesse précoce, de maladies sexuellement transmissibles,..

Exemples de cas simulés : 

  • jeu « infirmière » : cas patients avec leurs caractéristiques : âge, état général, pathologie, psychologie, allergies, ….
  • jeu « technicien », cas de pannes avec leurs caractéristiques : nature de la panne, état voyant A,…).
  • jeu « adolescente », cas de parcours de vie : nom, situation personnelle/ familiale, ….. 

 

Le valeur ajoutée du simulateur

 Prenons par exemple le cas d’un métier enchainant 3 activités (par exemple pour le jeu infirmière : préparation opération, surveillance post-opératoire, changement pansement) avec pour chacune d’elle 4 situations différentes en fonction des caractéristiques du cas métier (patient : type d’opération, âge, état général, traits psychologiques,…).

La scénarisation « à plat », obligatoire en l’absence de simulateurs, oblige à scénariser jusqu’à l’équivalent de 4 puissance 3 = 64 situations pour couvrir toute la variabilité du métier.

Avec le simulateur, il suffira d’en modéliser 4*3=12 et de paramétrer les cas métier nécessaires qu’on lui injectera.

Si on considère en outre que l’apprenant est confronté à plusieurs choix/ décisions possibles par situation et que certains d’entre eux ont une incidence sur la suite du jeu, alors le nombre de combinaisons à scénariser peut atteindre plusieurs dizaines de milliers en l’absence de simulateur.

 

[1] Dominique beau, auteur du livre "La boîte à outils du formateur"

[2] Pierre Pastré, professeur émérite du CNAM, ancien titulaire de la chaire de didactique professionnelle

 

 

  


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