Le partage digital des savoir-faire : un booster pour l'emploi

Du partage des biens et services au partage des savoir-faire

L’économie du partage repose sur le postulat que tout individu dispose d’un capital – bien, capacité à délivrer un service, … - qu’il peut s’il le souhaite partager avec d’autres.

La rupture numérique provient de la libération de ses capacités à délivrer son offre et à accéder à celle dont il a besoin de manière autonome.

Cependant, cette nouvelle économie, non seulement ne résout pas le problème de l’emploi, mais elle pourrait bien l’accentuer. Beaucoup d’économistes sont en effet dubitatifs sur sa capacité à créer globalement de la valeur et prédisent que les emplois qu’elle crée ne pourront compenser les emplois qu’elle détruit, ajoutés à ceux détruits à la fois par la robotisation dans l’industrie et par l’automatisation dans les métiers du service.

 

Au-delà du partage des biens et des services, il faut donc aller plus loin avec le partage des savoir-faire. Il permet en effet d’accroître la capacité des individus à produire de la valeur. Il dynamise le marché de l’emploi.

Apprendre un métier, c’est avant tout découvrir comment l’exercer en situation, quels comportements adopter, comment développer un esprit d’initiative et faire face à l’imprévu… Au-delà des connaissances à acquérir, il s’agit de développer des compétences, que l’économiste Yann Algan qualifie de compétences non cognitives.

Pour y répondre, dans un autre article « Apprendre en jouant des simulations de situations » nous mettons en avant les serious games d’apprentissage. En confrontant l’apprenant à des situations de travail au plus près du réel, ils lui font acquérir par le jeu et dans l’action, les savoir-faire et les comportements à adopter. Le modèle du simulateur de vol des pilotes, appliqué à tous les métiers !

 

Les travaux d’experts décrivant les procédés et les outils à mettre en œuvre pour fabriquer ou délivrer tel ou tel produit ou service, le plus souvent sous-exploités, gagnent ainsi à être transformés en serious games d’apprentissage. 

Les équipes pédagogiques des centres de formation professionnelle, souvent inefficaces dans les pays en développement faute de personnel qualifié et d’équipements adaptés, peuvent s’approprier ce nouveau média pour diffuser leurs savoir-faire.

 

Des conséquences significatives pour l’emploi

Toute personne disposant d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur connecté à internet peut accéder à ces jeux d’apprentissage métier.

En activité, elle peut acquérir de nouveaux savoir-faire pour accroître ses compétences et donc sa productivité à son poste de travail.

Au chômage, elle améliore son employabilité en se formant au métier pour lequel il y a une forte demande non satisfaite.

Elle peut aussi créer son propre emploi si elle dispose des aptitudes requises, par exemple pour exercer un métier de service à la personne, ou si elle possède les ressources nécessaires pour se lancer dans un métier agricole ou artisanal.

On imagine ainsi le formidable potentiel pour l’emploi, d’un partage mondial des savoir-faire métier dans des domaines comme les services, l’agriculture, la santé, …

Par ailleurs, les jeunes peuvent découvrir par le jeu la palette des métiers qui s’offre à eux, ce qui facilite ou consolide leur choix d’orientation ou de réorientation pour telle ou telle filière métier diplômante. 

 

Le partage digital des métiers s’annonce comme une nouvelle rupture qui,

en libérant les capacités de production et d’accès à des serious games d’apprentissage métier,

vient booster le développement et l’emploi.


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